Arue – Tahiti

L’action sociale

Les diverses formes de soutien social dans la ville

huma-mero-choraleMême si le domaine ne relève pas de sa compétence, Arue s’enorgueillit d’un véritable investissement dans le volet social.
On peut, en effet, difficilement promouvoir « une ville où il fait bon vivre » et laisser sur le bord de la route une frange entière de la communauté.

L’ancien maire Boris Léontieff a donc créé, sous sa mandature, une antenne sociale communale dont l’objectif était clair : soutenir les plus démunis et les accompagner dans leur intégration sociale.
Un certain nombre d’actions a été mis en place et se poursuit encore aujourd’hui. Le transport scolaire communal est gratuit et les familles défavorisées peuvent bénéficier d’allègement conséquent de leur note mensuelle de cantine scolaire. Arue a été la première commune de Polynésie française à instaurer l’opération cartables qui consiste à prendre en charge entièrement les frais inhérents à une entrée en 6e des élèves méritants issus de milieux déshérités.

Ce soutien social prend aussi la forme d’une distribution de prix, à chaque fin d’année scolaire, pour le meilleur élève et l’élève le plus méritant de chaque classe des écoles de Arue.

Le service social communal intervient également beaucoup auprès d’une population de plus en plus délaissée dans ce monde moderne : les personnes âgées, les « matahiapos ». Les agents de ce service suivent régulièrement, chez elles, ces personnes  –notamment des plus démunis- pour s’enquérir de leur besoin, leur proposer des animations collectives et garder un contact courant pour ne pas les laisser isolées dans leurs vieux jours. Pour exemple, en décembre, ce service propose un Noël de la Solidarité qui réunit autour d’un repas tahitien, un tamaara’a, l’ensemble des membres de cette communauté.

Le service communal de la Jeunesse, des Sports et de l’Emploi s’avère un renfort de poids dans ces actions. S’il intervient, comme son nom l’identique, auprès des jeunes, il dispose d’une antenne à Erima, le To Tatou Fare, dont les horaires d’ouverture sont aménagés pour tenir compte de l’activité du quartier social au cœur duquel il est implanté. Cette maison de la jeunesse met à disposition une animation étayée et régulière qui permet de lutter contre l’oisiveté et de garder un vrai lien avec les habitants. Depuis 2009, ce service organise, chaque mois de septembre, un forum de l’Emploi qui est rapidement devenu très prisé, du fait de sa richesse et de la nature des contacts qu’on peut y nouer pour s’engager sur la voie de la vie active.

Taatira Huma Mero, une association qui œuvre pour l’intégration des personnes handicapées, est installée depuis de très nombreuses années à Arue, dans un centre avec salles de formation et ateliers, non loin de l’hôtel Radisson. Véritable institution qui s’est construite seule à force de courage et de travail, elle est connue pour son dynamisme et sa participation active à la vie municipale. D’ailleurs, sa présidente, Henriette Kamia, est une élue de la ville de Arue depuis plusieurs mandats.

Ces divers courants de l’approche sociale trouvent aussi un allié de choix auprès des agents de police municipale, les mutoï, dont le travail quotidien de proximité contribue aussi grandement à la cohésion entre les communautés et à ne laisser personne au bord de la route.