Arue – Tahiti

Sites remarquables

Inventaire des sites d’intérêt culturel présent dans le territoire de la ville de Arue

 

Le musée « Maison d’Illustre » James Norman Hall

musée-hall-photos-au-mur-L’écrivain américain James Norman Hall (1887-1951) et l’auteur, avec Charles Nordhoff, des Mutinés de la Bounty, de Hurricane et de bien d’autres œuvres dont beaucoup ont été portées à l’écran. Il a écrit la plupart de ses best-sellers dans sa maison de Arue reconnue pour son charme sans nulle autre pareil. Elle n’était pas sur l’emplacement qu’on lui connaît aujourd’hui, mais presque en face, de l’autre côté de la route, non loin de la mer.

Construite en bois, la maison a été classée monument historique en juillet 1993, à la demande des descendants de l’écrivain et de la municipalité. Elle a été restaurée grâce à des fonds de l’Etat et inaugurée le 17 janvier 2002 comme musée.
Si on le connaît pour son œuvre, James Norman Hall a été membre fondateur de l’Escadrille Lafayette, composée de volontaires américains qui se distinguèrent pendant le première guerre mondiale. James Norman Hall s’établit à Tahiti dans les années 20 et y vécu jusqu’à sa mort en 1951.

 

Le bar Lafayette

bar-lafayetteL’histoire plus récente de la ville de Arue a retenu le nom du bar Lafayette. Construit en 1960, côté montagne, presque en face de l’actuel Radisson, le bar a été le haut lieu des nuits folles de Tahiti jusqu’en 1973.
On s’y rendait après 23 heures, à la fermeture du Quinn’s de Papeete et autres boîtes de nuit pour y continuer la bringue jusqu’à l’aube…

Le site Tahiti Héritage présente dans une de ses pages le témoignage de Charles, un nostalgique de ces soirées hautes en couleurs : « Imaginez une grande cabane, bâtie sur pilotis. Un toit et pas de murs. La brise la traverse, salée lorsqu’elle vient de l’océan, sucrée quand elle a passé sur les jardins alentours. Il est minuit. Pas une table, pas une chaise de libre. L’orchestre composé de guitares, flûtes, calebasses est installé au centre, dans une rotonde. Les danseurs tournent autour. Ils tournent lorsqu’il s’agit de fox-trot, de bostons ou de javas ; mais, pour le upa-upa, on ne tourne plus. On regarde. On regarde les trois ou quatre tahitiennes qui viennent se produire en public.

Le upa-upa est, surtout, une danse du ventre ; mais les gorges et les croupes participent au mouvement. Cela commence sur un rythme très scandé, mais assez lent, qui s’accélère. La danseuse, les cheveux pendant jusqu’aux genoux, les bras frémissants, le torse secoué d’une houle orageuse, les orteils crispés au sol, entre en transes, et, finalement, c’est une sorte de possédée qui se débat devant vous. Cette danse est un aphrodisiaque irrésistible.

On dit que l’homme qui emmenait une tahitienne après le upa-upa était volé : la fille avait déjà pris, par sa danse elle-même, tout son plaisir. »

Un ancien marin, autre nostalgique, écrit, plus prosaïque : « il n’y avait pas, là-bas, que des poulettes plutôt de « grosses poules »… »

 

Les bains du roi et de la reine

bain-reine-Il est situé à proximité de la route qui mène à Erima, dans le premier virage, à droite, après le collège. Ce bain est alimenté par la rivière Puo’oro (ooro : gargouillis) qui alimente également le bain de la reine situé non loin.
L’eau de ces deux bassins y est très claire et la reine Pomare IV avait fait aménager un cabanon dont la toiture descendait jusqu’au sol de manière à rester à l’abri du regard des curieux…

Ces deux sites ne sont pas accessibles par le grand public. Le bain de la reine se trouve aujourd’hui dans l’enceinte de la chaîne de production de l’Eau Royale. L’entreprise a réalisé un aménagement paysager fort bien entretenu tout le long de l’année et qui conserve tout son charme au site. Sur rendez-vous, Eau Royale autorise les visites.

 

Le Tombeau du Roi

carte-postale-tombeau-du-roiSur le terrain de l’Eglise protestante, le Tombeau du Roi Pomare V avait été érigé, à l’origine, pour recueillir la dépouille de la reine Pomare IV décédée en 1877.
Dix ans plus tard, son corps fut exhumé pour y installer à la place celui du roi Pomare V décédé en 1891.

 

La stèle de Tearapo

Le 8 octobre 1997, une stèle a été dressée devant l’école Ahutoru. Elle commémore Teauna Pouira, dit Tearapo, et son œuvre.
Né en 1902, Tearapo s’est très vite passionné pour les mythes et légendes polynésiens au point d’en devenir un spécialiste et l’un de ses plus célèbres conteurs. Il s’était éteint en 1969.