Découvrir Arue

L'atoll de Tetiaroa

Un site Touristique Remarquable

Tetiaroa est l'unique atoll des Iles-du-Vent, dans l'archipel de la Société. Sa superficie est de 585 ha répartis sur treize motu (îlots) de dimensions variables. Totalement fermé, son récif barrière n'offre pas d'accès navigable au lagon depuis la haute mer.
Une faune riche et variée prolifère à Tetiaroa, qu'elle soit marine, sur les tombants externes de son récif fermé, ou terrestre, sur certains de ses motu où les sternes, les fous et les frégates viennent se reposer et se reproduire.
De nombreux sites archéologiques ont été relevés sur l'atoll : une dizaine de marae (lieu de culte traditionnel), des paepae (plate-forme), dont une plate-forme d'archer notamment, des enclos, des fosses à taro. Avec le temps, de moins en moins de traces doivent subsister de ces vestiges.
Le lagon de l'atoll fait partie du domaine public maritime du Pays, alors que les terres émergées sont toutes propriété privée.

Administrativement, Tetiaroa est rattachée à la commune de Arue.

Un Site Riche

Teturoa ou Tetuaroa

Jadis, " Teturoa " ou " Tetuaroa " (la haute mer) était le nom de l'atoll ; elle était déjà rattachée à Arue. Une légende disait qu'elle servait également de cache pour les trésors royaux.
A cette époque, Tetuaroa était une sorte de résidence d'été des ari'i (grands chefs) de Arue. La plupart des motu étaient habités par une population dont la fonction essentielle était d'entretenir exclusivement les cocotiers et les plantations de taro, les arbres à pain et les autres légumes ayant été éradiqués à la demande de Pomare 1er. Le poisson qui abondait était pêché d'une manière intensive.
Tetuaroa resta longtemps un lieu de plaisance pour la famille royale et les nobles. Les Arioi (sorte de baladins), ainsi que tous ceux qui n'avaient d'autre activité que la luxure et la paresse, y séjournaient en grand nombre. On comptait, parfois, jusqu'à plusieurs dizaines de pirogues disséminées sur les plages du lagon. Tetuaroa était également fréquenté par les femmes des classes supérieures qui s'y rendaient afin de pratiquer le "ha'aporia" (engraissement) : elles mangeaient de façon excessive pour atteindre un certain embonpoint, qui était alors un critère de beauté.
L'avènement de la reine Pomare IV laissa Tetuaroa dans un certain abandon. Tetuaroa prit ainsi le nom de " Tetiaroa " (qui se tient à distance).

Johnston Walter Williams

Johnston Walter WilliamsTetiaroa est liée, plus récemment, au nom de Johnston Walter Williams (1874-1937) qui était dentiste et consul d'Angleterre.
La présence de cet Anglais, arrivé par hasard en Polynésie, est indiquée par la tombe de son épouse (Marjorie Berchel Smith veuve Braken) et par un ancien village construit en dur, à l'aide de blocs de corail recouverts d'enduit, et comprenant une dizaine de maisons de style occidental aux toits recouverts de tôles ondulées. Le village était équipé d'un grand réservoir d'eau construit en pierre et d'un four en blocs de corail avec une cheminée.
Les Williams vivaient sur l'atoll quasiment en autarcie.
Le docteur Williams, qui a méticuleusement étudié Tetiaroa, a dénombré 93 noms différents désignant les motu et différents lieux significatifs (pièges à poisson…) qui constituent l'atoll.

Marlon Brando

Marlon BrandoÀ partir de 1937, Tetiaroa passera entre plusieurs mains, jusqu'en 1965, date de l'acquisition de l'atoll par Marlon Brando. L'acteur américain achèta l'atoll, après le tournage du film "Les révoltés de la Bounty", où il interprétait Fletcher Christian.
On prêta à Marlon Brando l'intention de créer sur l'atoll un élevage de langoustes ou un centre de repos pour Américains fortunés.
Ce qui est sûr, c'est qu'il y construisit un hôtel et une piste d'aviation gérés par son épouse tahitienne Tarita, héroïne à ses côtés des "Révoltés de la Bounty".

Depuis le décès de l'acteur, la famille Brando étudie un projet hotelier. La piste a été démantelée et l'atoll n'est aujourd'hui accessible que par la mer, ou par hélicoptère.

Deux personnes vivent en permanence à Tetiaroa, dont le fils de Marlon Brando, Teihotu.

Sources

  • Bulletin de la Société des Etudes Océaniennes n°140 de septembre 1962
  • Tahitiens (Patrick O'Reilly)
  • Dictionnaire Illustré de Polynésie
  • Mémorial polynésien

Découvrir Arue | Vie pratique | Vie municipale | Vie sociale | Vie économique

© Commune de Arue 2006. Tous droits réservés. Powered by leplanB